Un peu d’Histoire…

L’ostéopathie a été créée à la fin du XIXe siècle par le médecin américain Andrew Taylor STILL (1828-1917).

  • 1874 : STILL établit les principes de l’ostéopathie basée sur sa parfaite connaissance de l’anatomie et la physiologie du corps humain. Il abandonna la médecine allopathique pour se consacrer à sa démarche ostéopathique de « chercher la cause, retirer l’obstruction et laisser le remède de la nature, le sang artériel être le docteur. »
  • 1892 : encouragé par les succès médicaux, STILL fonda la 1ère école d’ostéopathie à Kirksville, l’American School of Osteopathy où on dispensa un diplôme de doctorat de médecine ostéopathique à partir de 1897.

L’ostéopathie fait son apparition en Europe par l’intermédiaire d’un des tous premiers élèves de STILL, John-Martin Littlejohn.

  • 1917 : création de la première école européenne à Londres, la British School of Osteopathy.

La médecine ostéopathique apparaît en France dans les années 1960 par des praticiens formés au Royaume-Unis ou aux USA, mais ce n’est que le 4 mars 2002 que la France légalise l’exercice de l’ostéopathie. Les décrets d’applications seront publiés en mars 2007, suivis du processus de reconnaissance des praticiens en exercice avant la publication de la loi.

L’ostéopathie est un ensemble de pratiques manuelles ayant pour but d’identifier les dysfonctionnements de mobilités du corps humain et d’y remédier par des thérapeutiques appropriées. Il s’agit donc de techniques visant à traiter les dysfonctions mineures des différents tissus de l’organisme (ostéo-articulaires, myofasciales, viscérales, etc.)

L’ostéopathie se base sur 3 grands principes: 

L’Holisme : l’unité du corps

Pour l’ostéopathe, l’organisme est une unité, qui ne peut être divisé en partie. En effet, tous les systèmes du corps humains sont en lien, en interdépendance (locomoteur, viscéral, fascias, projection psychosomatique) les uns avec les autres. Toute perturbation se produisant dans une région déterminée de l’organisme pourra se manifester dans n’importe quelle autre région du corps.

Il est donc important de considérer le patient dans sa globalité.

L’Homéostasie : l’autorégulation

C’est la capacité du corps à s’adapter aux perturbations (physique, émotionnelle, diététique, climatique, etc.), à conserver une stabilité dans le mouvement, un équilibre physiologique, dynamique.

Grâce à une prise en charge globale du patient, l’ostéopathie va aider le patient à s’auto-guérir, à récupérer sa capacité d’adaptation et entrainer l’homéostasie.

L’interdépendance entre la structure et la fonction :

  • La fonction dépend de la structure : toute perturbation d’une structure se répercutera sur son fonctionnement : limitations du mouvement, douleurs, etc.

Ex : la scoliose entraine une déformation du thorax (structure modifié) et peut perturber la fonction pulmonaire (fonction de l’organe perturbé)

  • La structure dépend de la fonction : l’immobilisation prolongée d’une articulation (absence de fonction) va “enraidir” l’articulation et les tissus péri-articulaires (perturbation de la structure).

Comment se déroule une séance d’ostéopathie ?

Le thérapeute va d’abord faire ce qu’on appelle une anamnèse ou interrogatoire afin de cibler les motifs de consultation de son patient, connaître un peu son histoire, ses antécédents, etc.

Puis, après des tests et un bilan bien précis, le traitement pourra commencer.

Lors du traitement, il existe plusieurs méthodes d’application de l’ostéopathie :

Les techniques dites « forcées » : méthode structurelle  (ou communément appelé le « cracking »)

Les techniques dites « douces » : méthodes fonctionnelle, myotensive, viscérale, crânienne ou encore sensorielle.

Le thérapeute choisira, en fonction de son expertise, les techniques les plus adaptées au déséquilibre à corriger.

Une fois le traitement terminé, l’ostéopathe effectue à nouveau les tests initiaux afin de vérifier l’efficacité des corrections qu’il a effectué.

Il est important après la séance, que le praticien donne quelques conseils d’hygiène de vie personnalisée, afin que le patient ne se réinstalle pas dans son schéma lésionnel.

Enfin, il informe son patient sur les éventuels symptômes, non-systématiques, qui peuvent apparaître après la séance. Le corps ayant travaillé en profondeur, il est en effet possible de voir apparaître des courbatures plus ou moins importantes, une grande fatigue voire des douleurs localisées. Ces réactions physiologiques sont tout à fait normales. Il s’agit du phénomène de « l’effet-rebond ».